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Journée d'études       UNE ÉCOLE EUROPÉENNE POUR L'EUROPE !  

 

 

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Les écoles européennes après la réforme de 2009 : quel avenir ?

Journée d'études du 14 mars 2011 à Bruxelles :   Programme et documents   Actes des débats

Après les Etats généraux sur les écoles européennes organisés par le Comité Central du Personnel en 2007, le travail s'est poursuivi avec la mise en œuvre de la réforme du système.

Pour continuer à vivre et à remplir leur mission, les écoles européennes doivent s'ouvrir à toute la société européenne. Pour ce faire, elles doivent se transformer sans se renier et sans nullement renoncer à la qualité de l'enseignement. Pour continuer à vivre, les écoles européennes devront toujours s'adapter et davantage se faire connaître et reconnaître.

C'est tout l'enjeu de la réforme des écoles qui sera analysée dans la journée d'étude organisée par le CCP. Cette journée réunira tous les acteurs pour tirer un premier bilan d'étape, faire le point notamment sur le contexte budgétaire actuel particulièrement difficile et trouver des solutions à mettre en œuvre.

Réfléchir aujourd'hui au futur des écoles européennes contribue aussi à l'amélioration des conditions actuelles de scolarisation et à trouver une solution aux graves problèmes constatés tant par les élèves que par les parents.

Le Comité Central du Personnel invite le personnel à participer nombreux à cette journée d'étude tant par leur présence tant personnellement à Bruxelles qu'en web streaming à partir de tous les lieux d'affectation !

Cristiano Sebastiani
Président du Comité Central du Personnel

Programme

 

Les écoles européennes après la réforme de 2009 : quel avenir ? 

 

Journée d'études organisée par le CCP de la Commission, avec le concours du GUDEE et de la revue Education Européenne

  

Session introductive

 Président de séance : Cristiano Sebastiani           Documents de travail

 Intervenant
 

 Thème

Cristiano Sebastiani

Accueil et présentation de la journée

Georges Vlandas

Rappel des conclusions des Etats généraux de 2007

Henri Malosse
Conseiller au CESE
, Président du Groupe des "Employeurs"

L’éducation européenne : une chance pour l’Europe

Renée Christmann
S
ecrétaire Générale au Conseil Supérieur

La réforme des écoles européennes : un rapport d’étape

Maurizio Fantato
Vice Président
MEET

Initiative citoyenne pour une éducation européenne

 

Tables rondes en parallèle  – la salle pourra intervenir dans les débats

Table ronde 1 :  Budget et financement

Facilitateur :          Michel Parys                               Documents de travail

Intervenants :      Jean-Paul Soyer, Marco Umberto Moricca, Etienne Paquay, Hélène Chraye, Pierre Choraine, Albert Kuhn, Ricardo Charters d’Azevedo, Daniela Mormile, Wolfgang Munch, Marika Papasideri

Table ronde 2 : Ouverture et pédagogie, réforme du baccalauréat européen

Facilitateur :          Philippe Bioul                              Documents de travail

Intervenants :      Karin van Vrede, Sofia Gardeli, Maurizio Fantato, Daniela Pedroni, Tom Zijlstra, Benoit Sauveroche

Table ronde 3 : Autonomie et gouvernance

Facilitateur :          Raffaele Napolitano

Intervenants :     Carine Lingier, Kari Kivinen (deputy secretary general of the European Schools), Mikkel Draebye (professor at the Bocconi School of Management, Milano), Christiane Bardoux (European School Unit of the Commission), Steve Lewis (Deputy Director for the Secondary School, European School Bergen).    

Session conclusive

 Président de séance : Georges Vlandas                      Documents de travail

Intervenant
 

Thème

Jean-Paul Soyer

Rapport des travaux de la table ronde 1

Karin van Vrede

Rapport des travaux de la table ronde 2

Carine Lingier

Rapport des travaux de la table ronde 3

Daniela Mormile et GLOWACZ-DE CHEVILLY Maria

Rapport des travaux de la session sur les Ecoles de Bruxelles

Ignazio Iacono

Rapport des travaux de la session sur les Ecoles du CCR

Débat avec la salle

Maroš Šefčovič
Vice Président de la Commission européenne

L’éducation européenne : ambitions et contraintes politiques

Ana Gorey
Présidente Interparen
ts

Interparents : une force de propositions dans les EE

Cristiano Sebastiani

Conclusions
Le chemin qui reste à parcourir

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Actes des débats

Session introductive

Discours de M. Georges Vlandas

Discours de M. Henri Malosse

Speech by Maurizio Fantato, VP of MEET

Résolution du CLP de Luxembourg :   FR   EN   DE  "Coupures conséquentes dans le budget des écoles européennes"

Cost per pupil - yearly costs for budget 2010

Session conclusive

Table ronde n°1 - Budget et financement

Table ronde 2 : Ouverture et pédagogie, réforme du baccalauréat européen

Table ronde 3 : Autonomie et gouvernance    Questions

Speech by Mrs Ana Gorey, President INTERPARENTS

Couverture presse

From EU observer: Budget cuts to make European Schools more discriminatory

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Autres documents

Speech from Vice-president Šefčovič to the Education European Council - 20 May 2011

Lettre ouverte aux Parlementaires européens : résolution du GUDEE à propos des effets du budget 2012 des EE - Juin 2011

Permettre aux écoles européennes de vivre

Le 14 mars 2011, le Comité central du Personnel de la Commission, avec le concours du GUDEE et de la revue Education Européenne, a organisé une journée d’études sur le thème « Les écoles européennes après la réforme de 2009 : quel avenir ? »

Cette journée a été suivie par plus de 200 participants sur place et par 5000 connexions en web streaming. Après une session introductive à laquelle participait Mme Christmann, secrétaire générale des écoles européennes, trois tables rondes ont travaillé sur les trois piliers de la réforme : Budget et financement ; Ouverture et pédagogie, réforme du baccalauréat européen ; Autonomie et gouvernance. Une session conclusive, avec le Vice Président Maroš Šefčovič a permis de faire le point sur les travaux des tables rondes ainsi que sur les ateliers tenus précédemment (écoles de Bruxelles et écoles du CDR).

Inévitablement, compte tenu du contexte budgétaire, les discussions se sont focalisées sur ce sujet. Les risques ont été clairement identifiés :

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modèle de financement profondément remis en cause (les parties à la Convention ne respectent plus leurs engagements)

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impact sur la pédagogie et la qualité, en particulier sur la diminution de l’offre d’accès à certains cursus universitaires

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remise en cause de certains programmes de soutien aux élèves en difficulté ou à besoins spéciaux et donc :

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renforcement de la perception élitiste des écoles et discriminations sociales et linguistiques

La Commission a insisté sur le fait que les budgets des écoles restent en augmentation et qu’un pourcentage d’accroissement à deux chiffres ne peut être accepté. Deux écoles vont s’ouvrir et la population scolaire continue à progresser (quoique près de 50% des parents ayant droit trouvent d’autres solutions de scolarisation), ce qui relativise cependant cette augmentation budgétaire. Tous les participants ont insisté sur un principe clair : les coupes budgétaires doivent affecter d’abord les coûts administratif. S’il fallait en venir à toucher à la pédagogie, des études d’impact devraient préparer des décisions de principe au niveau des autorités politiques qui devraient assumer ces choix.

L’ouverture du système, grâce à des écoles nationales offrant une éducation européenne sanctionnée par le Baccalauréat européen, reste timide. Il est vrai que la crise du modèle que l’on cherche à exporter ainsi n’aide pas à sa diffusion. Néanmoins, de nombreux participants ont pointé des besoins de scolarisation, comme à Séville, et ont même insisté sur le fait que des implantations décentralisées (Agences ou Offices) devraient être conditionnés par l’engagement des Etats-hôtes d’offrir une solution de ce type.

Enfin, au niveau de la gouvernance, une vraie autonomie des écoles dans un projet pédagogique clair reste à construire. Au niveau central, de même, la gouvernance doit être revue de fonds en comble pour rétablir l’équilibre du système.

Cette journée d’études a permis de faire le point sur la réforme de 2009 et de conclure qu’en tous les domaines, le bilan reste très insuffisant. On ne fera pas l’économie d’une nouvelle réflexion, à laquelle les Parents et le personnel devraient cette fois être associés dès le départ.

Qui décide du budget des écoles ?

Les écoles européennes sont régies par un traité intergouvernemental, la Convention, qui institue, en premier niveau, des Conseils d’administration dans chaque école. Ces CA préparent chacun un budget, ensuite consolidé au niveau du système et soumis à l’examen d’un Comité budgétaire. L’organe décisionnaire final est le Conseil supérieur, où siégent les parties à la Convention, qui fixe le budget et qui donnera in fine décharge de leur gestion aux CA des écoles et au Secrétaire général. La Commission européenne représente les Institutions dans tous ces organes et est censée verser une subvention d’équilibre (à peu près 58 % du budget total). Mais sous la pression de sa propre autorité budgétaire (Conseil et Parlement), depuis quelques années, la Commission fixe désormais a priori l’enveloppe qu’elle peut consacrer aux écoles.

 

Humeur      Eurocentrisme

En deux occasions, lors des travaux de cette journée, la Commission a utilisé comme exemple patent d’abus budgétivore deux expériences, très limitées au demeurant, d’enseignement du russe et du chinois dans les écoles européennes.

On aurait pu imaginer qu’au contraire la Commission se soit réjouie de ce que l’on fournisse aux enfants de l’Europe les moyens de parler, de négocier et peut-être même, plus tard, de vendre à ces deux pays, acteurs politiques et économiques majeurs, et à tous ceux qui utilisent ces langues, dont une, excusez du peu, est celle la plus parlée au monde.

Mais non, c’est maintenant officiel ! Replions-nous sur nous-mêmes pour éviter tout investissement. Ne regardons surtout pas au-delà de notre nombril et de nos petits budgets. Et tant pis si le monde tourne sans nous.

 

 

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Page mise à jour le 27 décembre 2014